Discours des marques des sorciers - Et de la réelle possessi

Jacques FONTAINE


français | 152 pages

9782841374281

Livre de poche


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Couverture / Jaquette

Professeur royal de médecine à l’Université d’Aix, Jacques Fontaine est appelé en février 1611 à participer au procès de Louis Gaufridy, curé marseillais poursuivi par le parlement de Provence pour avoir ensorcelé plusieurs ursulines d’Aix-en-Provence et mené au sabbat l’une d’entre elles, la jeune Madeleine de Demandolx. Sous la conduite de Fontaine, médecins et chirurgiens examinent Madeleine afin d’établir la réalité de sa possession diabolique, et sondent avec de longues aiguilles les corps du prêtre et de la jeune religieuse, traquant sur leur peau les marques du diable (ou «marques des sorciers»), insensibles et exsangues, censées témoigner de leur appartenance à la secte diabolique. Ces brutales «visitations» des médecins pèsent lourd dans la condamnation à mort de Gaufridy, qui est brûlé vif à Aix le 30 avril 1611. Elles nourrissent également le Discours des marques des sorciers que Jacques Fontaine publie à Aix moins de deux mois après la fin du procès, profitant ainsi de l’émotion considérable suscitée par l’affaire. Aussitôt réédité, ce court mais influent traité constitue une pièce essentielle dans l’histoire du discours médical sur la possession diabolique et la sorcellerie. Fontaine y défend l’autorité des médecins en matière de diagnostic de la possession diabolique, et s’emploie de la même façon à donner un rôle capital aux médecins dans l’instruction des procès de sorcellerie, en faisant de la recherche des marques du diable, dans lesquelles il voit une preuve certaine de sorcellerie, une affaire d’expertise proprement médicale. Document terrible, témoignant de la violence exercée par le corps médical lors des affaires de possession et de sorcellerie, mais aussi pièce d’une étonnante et paradoxale modernité, le Discours des marques des sorciers est édité et commenté ici pour la première fois, accompagné de deux essais présentant en détail l’œuvre, son contexte et ses enjeux.

Description

Professeur royal de médecine à l’Université d’Aix, Jacques Fontaine est appelé en février 1611 à participer au procès de Louis Gaufridy, curé marseillais poursuivi par le parlement de Provence pour avoir ensorcelé plusieurs ursulines d’Aix-en-Provence et mené au sabbat l’une d’entre elles, la jeune Madeleine de Demandolx. Sous la conduite de Fontaine, médecins et chirurgiens examinent Madeleine afin d’établir la réalité de sa possession diabolique, et sondent avec de longues aiguilles les corps du prêtre et de la jeune religieuse, traquant sur leur peau les marques du diable (ou «marques des sorciers»), insensibles et exsangues, censées témoigner de leur appartenance à la secte diabolique. Ces brutales «visitations» des médecins pèsent lourd dans la condamnation à mort de Gaufridy, qui est brûlé vif à Aix le 30 avril 1611. Elles nourrissent également le Discours des marques des sorciers que Jacques Fontaine publie à Aix moins de deux mois après la fin du procès, profitant ainsi de l’émotion considérable suscitée par l’affaire. Aussitôt réédité, ce court mais influent traité constitue une pièce essentielle dans l’histoire du discours médical sur la possession diabolique et la sorcellerie. Fontaine y défend l’autorité des médecins en matière de diagnostic de la possession diabolique, et s’emploie de la même façon à donner un rôle capital aux médecins dans l’instruction des procès de sorcellerie, en faisant de la recherche des marques du diable, dans lesquelles il voit une preuve certaine de sorcellerie, une affaire d’expertise proprement médicale. Document terrible, témoignant de la violence exercée par le corps médical lors des affaires de possession et de sorcellerie, mais aussi pièce d’une étonnante et paradoxale modernité, le Discours des marques des sorciers est édité et commenté ici pour la première fois, accompagné de deux essais présentant en détail l’œuvre, son contexte et ses enjeux.

Détails

Code EAN :9782841374281
Auteur(trice) : 
Format :Livre de poche
Langue(s) : français
Hauteur :200 mm
Largeur :129 mm
Epaisseur :12 mm
Poids :174 gr
Stock :Disponible
Nombre de pages :152
Collection :  ASCLEPIOS
Mots clés :  Madeleine de la Palud;Sorcellerie;possession;sabbat;corps;médecine;expertise médicale