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Couverture / Jaquette
Les liens maternels peuvent-il être dangereux ?
Un huis clos glaçant entre une mère et son fils, en plein coeur de l'hiver.
Edward a grandi avec son père, brillant architecte. Sa mère, Rose, lointaine et fragile, revient un jour d'un long séjour en hôpital psychiatrique. Elle, qui n'a jamais su l'aimer, lui demande à présent de jouer le jeu de la famille soudée. Pour le jeune garçon, il est hors de question d'effacer toutes ces années privées de l'amour maternel. Il préfère se réfugier dans le monde virtuel des jeux vidéo. Tout bascule avec la mort accidentelle de son père. Il se retrouve seul dans un chalet avec cette mère haïe, qui soudainement l'étouffe d'affection et l'isole davantage. Un face-à-face terrible commence au coeur de l'hiver. Deux êtres. Deux folies. Au point de conduire au meurtre ? Qui entre eux deux dit la vérité ? Un seul, forcément...
INTERVIEW JO WITEK :
Le point de tension central d'«Un hiver en enfer» est la relation mère-fils. Le roman dessine avec brio la violence qui peut s'insinuer au sein de ces liens familiaux. Qu'est-ce qui vous a donné envie de traiter de ce sujet ?
Au départ de ce sujet, une expérience personnelle. Un voyage en famille où mes deux fils alors adolescents faisaient la tête, repoussaient toutes mes propositions de sorties. Je me suis alors surprise à penser : "Là, maintenant, la famille c'est l'enfer !". Un petit ras-le-bol de maman d'ados que j'ai transformé en sujet de thriller et, bien sûr, poussé à l'extrême ! Et si une mère n'avait pas réussi à aimer son enfant dès sa naissance ? Et si un fils, à force de désamour, parvenait à détester sa mère ? Mère et fils, face à face, avec ce drôle d'amour qui a bien du mal à montrer son vrai visage. Pourraient-ils se faire du mal ? Se blesser à mort ? Le foyer familial quand les enfants traversent l'adolescence devient souvent un terrain miné. Les mots fusent. C'est parfois violent. Je me suis "amusée" avec ce chaos familial qui est encore très tabou. Dans nos sociétés, une mère doit forcément être épanouie par son enfant, pourtant nous savons aujourd'hui que ces liens du sang ne suffisent pas forcément à créer du partage, de la communion, de la tendresse.
C'est complexe et cela n'a rien d'inné. D'ailleurs beaucoup de jeunes, en atelier d'écriture, abordent aussi ce sujet de leur point de vue. Leur rejet d'un de leurs parents, leur difficulté à aimer un frère, une soeur. J'ai pour ce roman lu beaucoup d'ouvrages autour du lien mère-enfant, rencontré une psychanalyste pour dresser ensuite les portraits psychologiques de mes deux personnages phares. Rose, une mère blessée par la naissance de son enfant. Edward, un fils qui a bien du mal à se construire face au manque de bienveillance maternelle. Ce roman fut difficile à écrire, je veux dire affectivement, car j'ai plongé dans la part obscure de la mère et, en tant que maman de deux fils − que j'ai eu la chance d'aimer dès leur arrivée dans ce monde −, ce ne fut pas de tout repos ! Mais c'est aussi ce que j'aime dans l'acte d'écrire, c'est une plongée permanente dans les cavernes humaines les plus obscures, cachées et terrifiantes... Un exercice aussi effrayant que jubilatoire, car il est bon de se faire peur !
Vos deux précédents romans dans la collection "Thriller" se construisent sur une impression très forte d'enfermement. Le premier, «Peur express», est un huis clos mettant en scène six passagers victimes de phénomènes étranges dans un train bloqué sur un viaduc. Dans «Un hiver en enfer», vo
Description
Les liens maternels peuvent-il être dangereux ?
Un huis clos glaçant entre une mère et son fils, en plein coeur de l'hiver.
Edward a grandi avec son père, brillant architecte. Sa mère, Rose, lointaine et fragile, revient un jour d'un long séjour en hôpital psychiatrique. Elle, qui n'a jamais su l'aimer, lui demande à présent de jouer le jeu de la famille soudée. Pour le jeune garçon, il est hors de question d'effacer toutes ces années privées de l'amour maternel. Il préfère se réfugier dans le monde virtuel des jeux vidéo. Tout bascule avec la mort accidentelle de son père. Il se retrouve seul dans un chalet avec cette mère haïe, qui soudainement l'étouffe d'affection et l'isole davantage. Un face-à-face terrible commence au coeur de l'hiver. Deux êtres. Deux folies. Au point de conduire au meurtre ? Qui entre eux deux dit la vérité ? Un seul, forcément...
INTERVIEW JO WITEK :
Le point de tension central d'«Un hiver en enfer» est la relation mère-fils. Le roman dessine avec brio la violence qui peut s'insinuer au sein de ces liens familiaux. Qu'est-ce qui vous a donné envie de traiter de ce sujet ?
Au départ de ce sujet, une expérience personnelle. Un voyage en famille où mes deux fils alors adolescents faisaient la tête, repoussaient toutes mes propositions de sorties. Je me suis alors surprise à penser : "Là, maintenant, la famille c'est l'enfer !". Un petit ras-le-bol de maman d'ados que j'ai transformé en sujet de thriller et, bien sûr, poussé à l'extrême ! Et si une mère n'avait pas réussi à aimer son enfant dès sa naissance ? Et si un fils, à force de désamour, parvenait à détester sa mère ? Mère et fils, face à face, avec ce drôle d'amour qui a bien du mal à montrer son vrai visage. Pourraient-ils se faire du mal ? Se blesser à mort ? Le foyer familial quand les enfants traversent l'adolescence devient souvent un terrain miné. Les mots fusent. C'est parfois violent. Je me suis "amusée" avec ce chaos familial qui est encore très tabou. Dans nos sociétés, une mère doit forcément être épanouie par son enfant, pourtant nous savons aujourd'hui que ces liens du sang ne suffisent pas forcément à créer du partage, de la communion, de la tendresse.
C'est complexe et cela n'a rien d'inné. D'ailleurs beaucoup de jeunes, en atelier d'écriture, abordent aussi ce sujet de leur point de vue. Leur rejet d'un de leurs parents, leur difficulté à aimer un frère, une soeur. J'ai pour ce roman lu beaucoup d'ouvrages autour du lien mère-enfant, rencontré une psychanalyste pour dresser ensuite les portraits psychologiques de mes deux personnages phares. Rose, une mère blessée par la naissance de son enfant. Edward, un fils qui a bien du mal à se construire face au manque de bienveillance maternelle. Ce roman fut difficile à écrire, je veux dire affectivement, car j'ai plongé dans la part obscure de la mère et, en tant que maman de deux fils − que j'ai eu la chance d'aimer dès leur arrivée dans ce monde −, ce ne fut pas de tout repos ! Mais c'est aussi ce que j'aime dans l'acte d'écrire, c'est une plongée permanente dans les cavernes humaines les plus obscures, cachées et terrifiantes... Un exercice aussi effrayant que jubilatoire, car il est bon de se faire peur !
Vos deux précédents romans dans la collection "Thriller" se construisent sur une impression très forte d'enfermement. Le premier, «Peur express», est un huis clos mettant en scène six passagers victimes de phénomènes étranges dans un train bloqué sur un viaduc. Dans «Un hiver en enfer», vo
Détails
| Code EAN : | 9782330034306 |
| Date de publication : | 20-08-2014 |
| Format : | Livre de poche |
| Langue(s) : | français |
| Hauteur : | 214 mm |
| Largeur : | 136 mm |
| Epaisseur : | 25 mm |
| Poids : | 386 gr |
| Stock : | Disponible |
| Nombre de pages : | 352 |
| Collection : | Actes Sud jeunesse |
| Mots clés : | conflit enfant;parents;mort;deuil;peur;danger;polars |
Un bon thriller !
Edward, 15 ans, adore son père, mais déteste sa mère. Dépressive chronique depuis qu'il est né, elle ne s'est jamais occupée de lui et a toujours été froide et distante. Toutefois, après une xième cure, elle rentre changée et tente de recoller les morceaux. Mais Edward s'emporte, l'injurie et ses parents sortent chez des amis sans que cela soit arrangé. À 3 heures du matin, Edward est réveillé par la police: ses parents ont eu un accident de voiture et son père a été tué sur le coup. Son monde s'écroule! Non seulement il se retrouve sans la personne qu'il aime le plus au monde, mais en outre, c'est pour être avec une femme dont il est certain qu'elle le déteste! Il n'est pas au bout de ses surprises... Sa mère adopte en effet un comportement totalement différent de ce qu'il avait connu et devient protectrice, attentionnée, aimante, voire carrément étouffante. Edward ne la reconnait plus et, chose étrange, il n'a pas l'impression que la mort de son père affecte cette dernière...